Hyperfoods : les végétaux anticancer 👏🏼

On connaissait déjà les superfoods (des aliments riches en principes actifs reconnus comme bénéfiques pour la santé en général)… Bienvenue maintenant aux hyperfoods 🙌🏼
« OK, merci », me direz-vous. « C’est quoi encore ce concept pour nous vendre des poudres d’aliments exotiques au goût étrange ?! »
Et là, je vous dis : « Attendez, promis, il y a un truc hyperchouette à découvrir… »
- Ces hyperaliments ont été soigneusement étudiés et reconnus pour leur richesse en molécules anticancéreuses.
- Pour la majorité d’entre eux, ce sont des végétaux locaux et couramment utilisés.
Et là, certains se diront : « Bon ben si on en mange déjà, c’est super ! Pas besoin de s’inquiéter… »
Les statistiques répondront alors pour moi :
Selon les données les plus récentes, jusqu’à 30-40 % de tous les cancers pourraient être évités par une modification de l’alimentation et du mode de vie.*
*Sources en bas de l’article.
Une société largement touchée par les maladies chroniques
Accessibles, courants, oui, néanmoins pas consommés en suffisance, par suffisamment de personnes. À une époque où l’on observe une forte incidence de maladies chroniques et dégénératives (cancers, maladies cardiovasculaires, troubles métaboliques…), les effets thérapeutiques de la nutrition intéressent de plus en plus de chercheurs.
Ce n’est un secret pour personne que manger sainement améliore sa santé. Dans les faits, cela peut s’avérer plus compliqué que l’on ne l’imagine. Entre la publicité pour des habitudes alimentaires douteuses, le stress ambiant, la logistique, le temps qui manque parfois ou la motivation, se nourrir trois fois par jour de manière adaptée est un challenge permanent. Il ne s’agit pas de tomber dans un hygiénisme strict mais plutôt de connaître nos aliments-amis et de les mettre dans nos assiettes le plus souvent possible.
La recherche en nutrition
C’est l’une des idées derrière la gigantesque étude entreprise par le Dr Kirill Veselkov, directeur de recherche à l’Imperial College de Londres, qui, avec son équipe, a étudié les points communs entre certaines molécules présentes dans les aliments et celles utilisées dans les traitements anticancéreux approuvés.
La méthode utilisée pour arriver à cette cartographie de molécules anticancer est remarquable : elle mêle intelligence artificielle, machine learning, modèles de simulation et algorithmes qui, ensemble, ont analysé des millions d’interactions possibles entre les molécules et nos gènes.
Car ce qu’il faut s’imaginer, c’est la quantité et la complexité de paramètres qui entrent en ligne de compte lorsqu’on tente de vérifier et quantifier l’action d’un principe actif sur un organisme : ses prédispositions génétiques, son mode de vie, son âge, l’état de son microbiote intestinal, son niveau de stress, la qualité de son alimentation, de son sommeil…
Une centaine d’aliments identifiés comme anticancer
Parmi la centaine d’aliments identifiés à l’issue de l’étude, un autre point commun évident : ils sont TOUS végétaux ! La nature est bien faite et ce sont les fruits et légumes qui sont les plus riches en molécules protectrices telles que polyphénols, flavonoïdes, terpénoïdes ou polysaccharides botaniques.
Voici une sélection des aliments les plus favorables identifiés par cette étude : vous pouvez l’enregistrer et la consulter avant d’aller faire votre marché, par exemple !

Gastronomie thérapeutique
À une époque où la gastronomie atteint des sommets de créativité, de saveurs, de couleurs, de textures, les protagonistes de cette étude se sont alliés au chef Jozef Youssef, fondateur de Kitchen Theory à Londres, pour créer des recettes simples, belles et saines à partir de ces hyperfoods.
Avec l’intention de sortir la science des labos, le scientifique et le cuisinier ont imaginé un recueil de recettes pour favoriser la consommation de ces hyperaliments au quotidien.
Ce livre est gratuit et peut être téléchargé en cliquant sur ce lien (disponible en anglais uniquement).
À la maison, on soigne les modes de cuisson
Les molécules actives sont délicates et peuvent être altérées par la chaleur. L’ébullition modifie la composition moléculaire des aliments, la friture anéantit de nombreux composés bioactifs.
Privilégiez ainsi des cuissons douces, de courte durée, à la vapeur idéalement. Si on les tolère bien, on peut également les consommer crus, en dips, salades ou fermentés.
Merci de votre attention et à bientôt ! Laura 🍋
Sources citées dans cet article
- Veselkov, K., Gonzalez, G., Aljifri, S. et al. HyperFoods: Machine intelligent mapping of cancer-beating molecules in foods. Sci Rep 9, 9237 (2019). https://doi.org/10.1038/s41598-019-45349-y
- Dewar, S. L. & Porter, J. The Effect of Evidence-Based Nutrition Clinical Care Pathways on Nutrition Outcomes in Adult Patients Receiving Non-Surgical Cancer Treatment: A Systematic Review. Nutr. Cancer 70, 404–412 (2018). https://doi.org/10.1080/01635581.2018.1445768
- Donaldson, M. S. Nutrition and cancer: a review of the evidence for an anti-cancer diet. Nutr. J. 3, 19 (2004). https://doi.org/10.1186/1475-2891-3-19


